Vers une filière de recyclage locale et inclusive du polystyrène expansé

Vers une filière de recyclage locale et inclusive du polystyrène expansé

Vers une filière de recyclage locale et inclusive du polystyrène expansé

Le polystyrène expansé est un type de plastique léger et dur, très sollicité pour les emballages de protection et de calage ainsi que pour l’isolation. Un déchet complexe à appréhender pour des raisons logistiques, aujourd’hui encore trop souvent “déclassé”, c’est-à-dire envoyé à l’incinération ou à l’enfouissement, alors même qu’il est 100% recyclable. Face à ce constat, Lemon Aide se mobilise avec ses partenaires pour créer une filière de valorisation du PSE, 100% locale et inclusive.

Le polystyrène expansé, un déchet complexe à appréhender

Très léger car composé à 98% d’air, le polystyrène expansé est aussi très volumineux. Il absorbe de plus facilement les odeurs, ce qui peut le rendre peu attractif quand il a été en contact avec des aliments. Ces caractéristiques en font aujourd’hui un déchet complexe à appréhender et à valoriser. Résultat, des taux de recyclage faibles : on estime qu’en France, un tiers seulement du polystyrène expansé est recyclé, alors même qu’il est 100% recyclable (source : Ordeco) !

Le recyclage du polystyrène expansé avec Lemon Tri

Une filière pour réduire la part des déchets “déclassés”

Chez Lemon Aide et Lemon Tri, nous sommes spécialistes du tri à la source. Notre objectif : récupérer des flux de matières de qualité et les recycler à 100%. Malheureusement, nous sommes contraints de déclasser une petite partie des matières que nous collectons : quand les matières sont trop souillées, ou qu’elles présentent des risques sanitaires ou encore quand il n’existe pas d’exutoire satisfaisant. Une partie de notre travail consiste à identifier ces obstacles, pour ensuite les surmonter. Notre méthode : des petites “autopsies” du contenu des poubelles, pour identifier les déchets qui y sont présents de manière récurrente, et en volume important. Cette démarche nous a permis d’identifier le potentiel du PSE, qui représentait jusqu’à maintenant une part importante de ces déchets déclassés.

Notre volonté était donc de faire passer le PSE de la catégorie de déchet déclassé à celle de déchet recyclé, avec l’objectif de pouvoir l’intégrer à un circuit vertueux. Ainsi, lorsque le département de la Seine-Saint-Denis a lancé son appel à projets, nous n’avons pas hésité. Notre projet ? Proposer à nos clients franciliens et aux différentes industries du territoire un service de collecte et de valorisation du PSE 100% made in Seine-Saint-Denis. Les défis ? Augmenter les taux de collecte du PSE, s’équiper pour être en mesure de gérer de grands volumes, le tout en garantissant une matière propre et non odorante.

Une filière locale et inclusive

Cette filière promet un fort impact environnemental direct puisque nous estimons que ce sont 400 tonnes de PSE par an qui pourraient éviter l’incinération ou l’enfouissement grâce à cette nouvelle filière. L’impact est également social, puisqu’elle contribuera à intensifier l’activité de nos salariés en insertion, qui seront mobilisés pour la collecte mais aussi la confection des pains (PSE compactés). Ces activités viendraient renforcer nos besoins humains et nous permettraient d’envisager le recrutement supplémentaire de personnes éloignées de l’emploi et de leur permettre de monter en compétences à nos côtés en se formant aux métiers de l’économie circulaire.

De plus, nous avons déjà identifié sur le territoire un exutoire vertueux pour le polystyrène expansé. Lemon Aide entend en effet collaborer avec La Tête dans les Nuages, un atelier de confection de poufs géants conçus à partir de déchets issus de chantiers du territoire et de PSE. De l’upcycling ultra-local donc !

Le recyclage du polystyrène expansé avec Lemon Tri
Le recyclage du polystyrène expansé avec Lemon Tri
Le recyclage du polystyrène expansé avec Lemon Tri

Le projet porté par Lemon Aide a été désigné lauréat de l’appel à projet lancé par le département. Un financement grâce auquel nous avons pu nous équiper d’une presse pour compacter et réduire les volumes du PSE collecté. Nous tenons donc à remercier le département pour son soutien renouvelé et à féliciter tous les autres lauréats !

Bonnes résolutions 2021 : Et si on recrutait autrement?

BONNES RÉSOLUTIONS 2021 : ET SI ON RECRUTAIT AUTREMENT?

Les structures d’insertion ont besoin du soutien des autres acteurs économiques pour se développer et tenir leurs promesses d’inclusion durable. Soutenir ces structures et s’engager pour l’insertion professionnelle en 2021, ça passe aussi par le recrutement. Trois suggestions pour franchir le pas cette année.

Se tourner vers des structures spécialisées

Considérés comme un enjeu clé des politiques RSE, le “recrutement inclusif” et les politiques de “diversité” ciblent des personnes aux caractéristiques sociologiques et situations personnelles très variées. Le terme d’inclusion sociale peut parfois être utilisé « à toutes les sauces ». Employer ce terme de manière vague contribue à en diminuer la portée et à alimenter une certaine forme de “social-washing”. Accompagner des personnes éloignées de l’emploi est une activité complexe, qui demande des moyens et une organisation spécifique. C’est la vocation première d’un secteur d’activité, l’IAE (Insertion par l’Activité Économique), dont les structures sont aidées par l’Etat qui reconnait ainsi les efforts spécifiques qu’elles doivent réaliser pour mener à bien leur mission (formations, accompagnement individuel, perte de productivité …). Faire appel à elles pour ses recrutements, c’est cibler des personnes qui sont dans une démarche active d’inclusion professionnelle et éviter certains écueils. Mais c’est aussi soutenir un secteur d’avenir en pleine expansion dans lequel l’État investit. Le Pacte d’Ambition pour l’IAE formulé par le Ministère du travail prévoit 100 000 postes supplémentaires d’ici 2022. 

Privilégier l'emploi durable

Au-delà du travail de certaines structures, on peut adopter de bons réflexes pour les sujets de ressources humaines. Le premier pourrait être de privilégier les contrats durables. Véritables clés de voûte de l’intégration, les contrats durables facilitent l’accès aux essentiels de la citoyenneté : protection sociale, logement, rémunération stable mais aussi sociabilité et estime de soi. Les personnes ciblées par les politiques d’inclusion ont souvent l’expérience d’un parcours professionnel en dents de scie, et l’une des raisons d’être des parcours d’insertion est de réunir les conditions nécessaires à leur entrée dans un schéma plus stable. En ce sens, le passage dans une SIAE doit être vu comme un tremplin, car une partie du chemin reste ensuite à parcourir. C’est alors que les entreprises ont tout leur rôle à jouer, en leur ouvrant des opportunités.

Repenser ses critères et son processus de recrutement

  • Pour inclure, il faut se questionner sur son processus de recrutement, et être prêt à réétudier son mode de fonctionnement. Mais comment s’y prendre sans commettre d’erreurs? Quelques idées, pour les métiers qui s’y prêtent :
  • – S’interroger sur ses pré-requis
  • – Organiser des périodes d’immersion de pré-embauche pour s’assurer l’adéquation du candidat avec les dynamiques et valeurs de l’entreprise tout en lui donnant l’occasion de faire ses preuves sur le terrain. C’est ce qu’on appelle les PMSMP (Période de Mise en Situation en Milieu Professionnel).
  • – Faire des binômes entre les membres des équipes RH et terrain pour conduire les entretiens
  • – Prévoir des exercices pratiques de recrutement pour des personnes qui sont moins habituées et moins préparées aux entretiens classiques.

Accompagner des personnes en grandes difficultés, c’est un métier. En revanche, ouvrir ses portes aux personnes qui sortent de ces dispositifs et favoriser leur progression est à la portée de tous ! Pourquoi ne pas commencer cette année ?

Tips sécurité #3 : les bons gestes et postures en manutention

Tips Sécurité #3 : les bons gestes et postures en manutention

En manutention, les accidents sont fréquents. Ils représentent un tiers des accidents du travail déclarés auprès de la sécurité sociale et touchent le plus souvent le dos. Découvrons ensemble les risques liés à la manutention, et surtout les actions de prévention pour un travail sans pépins !

Manutention manuelle : quels risques ?

La manutention c’est déplacer, lever, ou poser une charge, seul ou à plusieurs. La zone dorso-lombaire est donc la plus exposée aux aléas de la manutention, car c’est là que la tension se concentre lorsqu’une charge est portée. En outre, de nombreux facteurs préliminaires jouent dans l’apparition d’un accident ou d’une douleur : le manque de formation ou d’équipement de protection, la masse de la charge, les antécédents lombaires du porteur, un environnement trop étroit…
Rappelons que les maux de dos d’origine professionnelle représentent tout de même 23,8 % des problèmes de santé survenus au travail dans l’UE !

 

Il existe pourtant des actions très simples à mettre en place pour éviter au maximum ce type de désagréments.

Quelles sont les bonnes attitudes ?

Premièrement, surveiller le poids : le Code du Travail limite à 25 kg la charge qu’une femme de plus de 18 ans peut porter, et à 55 kg pour un homme (à adapter en fonction de l’âge/de la condition physique du.de la manutentionnaire). Il est impératif de soulever la charge à deux mains. Ensuite, la posture. Pour une charge de 50 kg, la force s’exerçant au niveau des vertèbres lombaires est de 150 ou 750 kg.

  • Comment réduire cette force? Il faut garder le dos droit à tout instant. Pour prendre une charge au sol, plier les genoux et écarter les pieds pour se rapprocher au maximum de l’objet à prendre tout en garantissant l’équilibre du corps (plus la charge à prendre est basse, plus elle doit être légère). De même, tout le corps doit être dans l’axe de la charge à soulever afin d’éviter les torsions.

Une fois l’objet soulevé, 2 cas de figures s’offrent à nous: – la charge est lourde (plus de 10 kg) : elle doit donc être stockée à hauteur des hanches – la charge est légère : stockez la entre le genou et les épaules (soit entre 60 cm et 1m50). De manière générale, ces conseils s’appliquent à des objets de forme simple. Si la charge est multiple/de forme irrégulière, il est nécessaire de s’adapter. Il est important d’assurer une symétrie du poids des charges : si vous devez porter 2 sacs, en prendre un dans chaque main si leur poids est égal. Enfin, il faut privilégier les pauses, surtout si le geste est répété souvent.

La meilleure solution : prévenir par des affichages et des formations les employé.es concerné.es. Et ne pas oublier que les troubles dorso-lombaires ne sont pas les seuls à apparaître : des troubles musculo squelettiques découlent aussi parfois de ce type d’activité.

Connaissez-vous : Wake Up Café

Connaissez-vous: Wake-up Café

Créé en 2014 par Clothilde Gilbert, femme aumonier de prison, le Wake up Café est une association dont la mission est d’accompagner d’ex-détenus vers une réinsertion durable sans récidive. En effet en France, 63 % des personnes condamnées à une peine de prison ferme sont condamnées à nouveau dans les cinq ans selon cette étude.

Au démarrage, un constat

Le constat: les répercussions sociales et humaines négatives de la prison sur les détenus. A l’heure actuelle, celle-ci est critiquée pour le taux de récidive élevé à la sortie, et pour les conséquences physiques et psychologiques qu’elle entraîne. Selon l’Observatoire International des Prisons, moins d’un quart des sortants de prison (16 000 environ) voit un conseiller en entretien avant leur libération. 10 000 seulement s’inscrivent comme demandeur d’emploi avant de sortir. 80% sortent sans accompagnement. C’est eux que cible Wake-Up Café afin de leur permettre une transition entre incarcération et réinsertion.

Wake Up Café


Comment l’association s’y prend-elle?

Wake Up Café intervient à différents stades et niveaux de l’incarcération. Au cours de celle-ci premièrement, avec des ateliers ou des évènements artistiques et culturels : chorale, théâtre, peinture…des projets dont les vertus psychologiques sont prouvées et qui tranchent avec le quotidien de la prison. A la sortie de prison ensuite, le “waker” est contacté par l’association pour une rencontre individuelle afin d’établir un contact et un lien de confiance. Celui-ci peut donner sa vision de l’avenir, ses besoins, et Wake Up Café se charge de contacter les bons référents. L’ex-détenu peut ensuite 

choisir de venir aux rendez-vous mensuels : Wake up dîners, wake up planète ou parcours de reconstruction avec au programme visites d’expositions, sport, café philo… Le but est d’apporter tout au long un regard neutre sur le “waker” afin qu’il se sente le plus en confiance possible. C’est également cette vision que Wake Up Café apporte dans les entreprises par des actions de sensibilisation afin de changer le regard sur les sortants de prison.

Et les résultats sont présents. Wake Up Café a notamment été lauréate du Concours la France s’engage en 2018, et s’est bien agrandie depuis 2018 : cet été le Quai Liberté a ouvert à Paris, et certains de ses employés sont des « wakers ». Lemon Aide est également partenaire de Wake-Up Café, grâce auquel certains Lemon Aiders sont passés chez nous ! Sur leur site, vous pourrez retrouver de nombreux témoignages de wakers recommandant le parcours d’insertion.

Connaissez-vous : L’Ascenseur

Connaissez-vous : L'Ascenseur

Découvrez aujourd’hui l’Ascenseur, projet porté par les équipes de BNP Paribas au sein de l’incubateur B4IG. Entre 2003 et 2013, les personnes dans les catégories les plus pauvres ont gagné en moyenne 2,3 % de pouvoir d’achat alors que les 10 % des plus riches voyaient leurs revenus augmenter de 42,4 %. C’est face à ce constat qu’est né l’Ascenseur, un collectif d’associations luttant contre les inégalités sociales chez les jeunes.

 

Le concept

A l’origine du projet, le cabinet de recrutement Mozaïk RH et l’association Article 1 (qui se bat pour le soutien des élèves de milieux populaires) se sont réunis pour créer un lieu unique de 2300 m2 en plein coeur de Paris, à Bastille. Aujourd’hui 20 associations de l’ESS travaillent main dans la main pour proposer des solutions concrètes, durables et applicables à des jeunes de 4 à 30 ans victimes d’injustices sociales. On y retrouve par exemple Cinéma Pour tous ou Alter Actions, ou encore Action emploi réfugiés…L’Institut de l’Engagement, l’une de ces associations, aide chaque année 3 000 jeunes à structurer leur

 

projet et 700 lauréats bénéficient d’un accompagnement individualisé. L’Ascenseur a bénéficié depuis son démarrage du soutien de BNP Paribas, qui continue à s’impliquer activement dans le projet, qu’elle porte au sein de la coalition B4IG.

Pour en savoir plus, suivez l’Ascenseur sur ses réseaux : Linkedin, Facebook, Twitter, Instagram

B4IG

B4IG

L’été dernier, Lemon Aide a rejoint l’incubateur de B4IG, une coalition internationale en faveur de l’inclusion, pilotée par l’OCDE. Lancée au sommet du G7 à Biarritz en 2019, B4IG rassemble 40 grandes entreprises. Ses acteurs cherchent à créer des synergies entre pouvoirs publics et privés et à montrer que les entreprises ont un rôle à jouer dans la gestion des crises sociales.

L'incubateur

Afin d’aider des porteurs de projets à changer d’échelle et renforcer leur impact, un incubateur a été lancé l’été dernier. 12 projets dont Lemon Aide ont été choisis à travers le monde pour former la première promotion. Chaque structure est accompagnée par un consultant expert, qui orchestre, entre autres, des sessions de peer mentoring et des rencontres avec experts et potentiels partenaires (financeurs, recruteurs, clients, …). Nous avons plus particulièrement échangé avec deux autres équipes françaises avec lesquelles de nombreuses synergies sont possibles : L’Atelier (un lieu dédié à 

Les enjeux de la relation client chez Lemon Aide

l’alimentation durable et à l’insertion professionnelle à Clichy-sous-Bois, imaginé par Sodexo) et The Industry Academy (un programme de formation qualifiant pour les chômeurs de longue-durée monté par Adecco et L’Oréal).

  • Lemon Aide a rejoint l’incubateur B4IG après 4 ans d’expérience dans l’insertion de publics éloignés de l’emploi. Nous accompagnons aujourd’hui notre 9ème promotion à Pantin et 4ème promotion à Marseille, et notre modèle continue de faire ses preuves avec un taux de sorties dynamiques de 75%. Nous ouvrons régulièrement nos portes à des groupes de visiteurs pour diversifier les profils accueillis dans nos équipes et parler recyclage. Dernières visites en date : les jeunes de la mission locale de Bondy et les femmes du programme Confiantes en Elles, porté par la Fondation FACE.

Pour en savoir plus :

          – Suivre B4IG sur ses réseaux pour découvrir les projets portés par son incubateur          : Linkedin et Twitter !

          – Lire le portrait de Lemon Aide sur ses réseaux ici !

          – Découvrir le plan élaboré sur 3 ans par B4IG et l’OCDE pour réduire les inégalités dans le monde
ici !

Tips sécurité #2 : Le Sauveteur secouriste du Travail (SST)

Tips sécurité #2 : Le Sauveteur secouriste du Travail (SST)

Deuxième épisode de notre série de tips pour une sécurité sans pépins ! Cette semaine découvrons ensemble le rôle de Sauveteur secouriste du travail.

L’accident

Le sauveteur secouriste du travail (SST) est un maillon indispensable du dispositif de secours chez Lemon Tri & Lemon Aide. Il est habilité à intervenir pour porter secours à toute personne victime d’un accident du travail ou d’un malaise dans l’attente de l’arrivée des secours spécialisés. N’importe quel salarié peut suivre la formation.

 

Dans quel cas la présence d’un SST dans l’entreprise est-elle obligatoire?

            – travaux dangereux
            – chantiers de plus de 15 jours avec 20 personnes et plus

 

 

Dans les autres cas, sa présence est fortement recommandée sur chaque site que l’entreprise pourrait posséder.

 

4 de nos citrons sont Sauveteurs Secouristes du Travail: 2 chez Lemon Tri et 2 chez nous !

 

Ils sont habilités à intervenir pour porter secours à toute personne victime d’un accident du travail ou d’un malaise dans l’attente de l’arrivée des secours spécialisés.


Ils ont pour rôles:

SST Lemon Aide

1) d’alerter les secours;
2) de limiter les conséquences immédiates de l’accident (protection des victimes et des autres salariés des risques de sur-accident);
3) d’analyser les situations de travail dangereuses;
4) d’identifier les salariés exposés à des risques professionnels.

Attention, ils doivent être régulièrement formés : tous les 2 ans pour maintenir leurs compétences.

Sur le site de l’INRS, vous pourrez trouver un guide recensant toutes les formations par région ainsi que leur contact !

On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau tips, en attendant gardons les bons zestes, pour le tri comme pour la sécurité au travail !

 

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Tips sécurité #1 : La déclaration d’accident du travail

Tips sécurité #1 : la déclaration d’un accident du travail

La sécurité est un sujet primordial chez Lemon Aide. Retrouvez dès cette semaine notre série de tips sécurité pour assurer une sécurité sans pépins sur vos sites.

L’accident

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un accident du travail? Est considéré comme un accident du travail tout accident survenant soudainement sur le lieu de travail et entraînant une lésion. Cela comprend les accidents survenus:
 – Sur temps de pause

 – En télétravail
 – Sur temps de formation professionnelle en dehors du lieu de travail
Attention:

      1)  Un suicide pour problèmes personnels n’est pas toujours considéré comme un accident du travail car il découle de faits non professionnels.
            2)     Un accident survenu :
                     – au cours d’un déplacement entre le domicile et le lieu de travail
                    – au cours d’un déplacement entre le lieu de travail et le lieu de restauration pour la pause repas

 

est considéré comme un accident de trajet.


Ce que doit faire l’employé

Le salarié a 24 h à partir de l’accident dont il a été victime pour informer son employeur. Il n’y a pas de sanctions en cas de dépassement de ce délai. Il doit envoyer à la CPAM le certificat médical initial rempli après l’accident par le médecin qui l’a ausculté. Si l’employeur ne déclare pas l’accident du travail, l’employé dispose d’un délai de 2 ans pour le faire reconnaître auprès de la sécurité sociale.

Ce que doit faire l’employeur

L’employeur dispose de 48h (hors dimanches et jours fériés) à partir du moment où lui ou un de ses préposés a pris connaissance de l’accident pour le déclarer à la CPAM via ce document CERFA ou le faire en ligne. Si l’employeur dépasse le délai il s’expose à des sanctions financières.

Il doit également remettre au salarié le formulaire suivant afin qu’il puisse bénéficier du tiers payant et de la gratuité des soins.

  • En résumé, une bonne déclaration d’accident du travail
  •              – est précise sur le lieu et l’heure de l’accident
  •              – distingue témoin et première personne avisée
  •              – n’émet pas de diagnostic : l’employeur n’est pas médecin
  •              – peut émettre des réserves si doutes il y a sur l’origine professionnelle de l’accident ou sur son caractère avéré
  •              – mentionne si besoin l’implication ou la présence d’un tiers

Nous espérons que cet article vous aura été utile. À la semaine prochaine pour un nouveau tips ! 

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Webinaire #Leplusimportant

WEBINAIRE #LEPLUSIMPORTANT

La crise sanitaire et la nécessité de la relance laissant craindre une priorisation des impératifs économiques au détriment des enjeux écologiques et sociaux, le think tank #Leplusimportant a lancé une série de 8 webinaires pour questionner cette opposition historique et identifier des solutions concrètes pour répondre à tous les enjeux sociétaux simultanément. Sylvie Scalabre, directrice générale de Lemon Aide, a ainsi été invitée à prendre la parole cet été sur le thème : “Accélérer l’économie circulaire inclusive à l’heure de la crise : que peuvent les acteurs privés ?”. A ses côtés pour engager la discussion, Marlène Fargues, directrice conseil et investissement de France Active et Elodie Jupin, directrice économie circulaire de Tarkett ont également partagé leur regard sur cette question.

Le replay est disponible sur Spotify et Youtube. Toute la série de webinaires est également accessible sur le site #Leplusimportant :

 

#1 – Accélérer l’économie circulaire inclusive à l’heure de la crise : que peuvent les pouvoirs publics ?

#2 – Accélérer l’économie circulaire inclusive à l’heure de la crise : que peuvent les acteurs privés ?

#3 – Quel avenir pour les opérateurs ESS de la transition écologique à l’heure de la crise ?

#4 – Accélérer la transition écologique inclusive, réponse aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux de la crise ?

#5 – Green Deal : renforcer le volet social et inclusif à l’heure du Covid ?

#6 – La souveraineté alimentaire dans les territoires fragilisés respectueuse de la biodiversité est-elle possible ?

#7 – La transition écologique, vivier d’emploi à développer pour les territoires et les publics fragilisés à l’heure de la crise ?

#8 – Transition écologique inclusive à l’ère du Covid : quel bilan, quelles perspectives ?

Comment avez-vous vécu la crise récente et comment selon vous les structures économiques inclusives peuvent-elles aider à concilier les enjeux de reprise économique avec les enjeux environnementaux dans les mois qui arrivent?

Sylvie Scalabre : Lemon Aide s’est fait surprendre, comme beaucoup, par le confinement et ça a été très difficile au moment où tout fermait. On a compris qu’on allait enregistrer une baisse du CA, et on a dû fermer Marseille. Notre activité de Pantin était réduite à 10%. Face à ce défi, notre vraie priorité était notre programme d’insertion de 8 mois, la sauvegarde des emplois et le suivi continu des salariés. Nous avons été rassurés par le dispositif du chômage partiel, qui nous a permis de maintenir et prolonger les contrats

 Le support financier des banques nous a permis d’effectuer un décalage de parties de trésorerie. On a aussi eu un gros challenge sur l’offre. Les masques se retrouvaient dans les bacs à papier, il fallait trouver comment réagir et adapter l’offre : nouvelles consignes pour les clients, nouveau type de matériel (poubelles à pédales). Pour la sphère des entreprises d’insertion, la crise a su montrer la capacité d’innovation, de rebond, de changement de modèle. Le Projet résilience par exemple, rassemble des entreprises de l’ESS et a permis la confection de masques en tissu dès le début du confinement.

 

Élodie Jupin : Le vécu de la crise a été traumatisant. Tarkett est un groupe de dimension mondiale, qui s’est retrouvé face à une fermeture de certains territoires du jour au lendemain. On a mis en place un télétravail massif pour les cols blancs. Or cela a nécessité un aménagement chez eux, donc un accompagnement très fort par les RH. Il y a eu dans l’ensemble une baisse d’activité dans le monde du bâtiment. Maintenant il faut concilier reprise avec le principe d’économie circulaire, et il y a eu une compréhension du besoin d’une économie plus inclusive, plus respectueuse des ressources, du climat et de la biodiversité. Chez Tarkett nous prenons souvent des engagements assez forts : récemment nous avons signé l’Alliance européenne pour une relance verte (texte promouvant des solutions et stratégies post pandémiques plus respectueuses de l’environnement).

 

Mylène Fargues : France active investissement effectue déjà l’accompagnement de 1600 entreprises de l’ESS. Notre souci pendant le confinement a été de trouver comment les accompagner et recontacter : nous avons appelé chacune d’entre elles. Il fallait réfléchir à l’après et la relance. La bonne surprise de cette crise c’est que les structures de l’ESS se portent plutôt bien, sont plutôt résilientes même si cela dépend de leur secteur. On a eu beaucoup d’agilité et d’adaptabilité inhérentes aux modèles qui sont souvent hybrides et s’adaptent d’habitude aux variations des politiques publiques et aux profils variés des salariés. La clé de la relance et le marqueur du secteur, c’est la capacité à fédérer autour de projets de tous bords réunissant associations, entreprises sociales…


Quel rôle le secteur privé peut-il jouer pour accélérer le développement de l’économie circulaire inclusive?

S.S. : Un rôle majeur. Lemon Aide connaît une croissance de + 50% tous les ans, or nos clients sont quasi exclusivement issus du secteur privé. De nombreux domaines du secteur de l’IAE (Insertion par l’Activité Économique) ont pour but d’acheter inclusif, de remplir une mission sociale. Un autre mode, c’est d’accompagner les salariés éloignés de l’emploi. À la sortie de notre programme, ils sont motivés, prêts pour certains métiers, et peuvent obtenir un emploi durable dans le secteur privé. Il faut encourager à recruter inclusif. Le secteur privé le fait par des projets internes. Danone s’est associé à une

structure de l’ESS pour une Joint Venture Sociale qui a donné naissance à Lemon Aide, mais ce n’est qu’un exemple, il y a énormément de possibilités. Un exemple en externe, le Campus de l’inclusion dans le cadre du Pacte d’ambition pour l’IAE a vocation d’informer sur l’inclusion en entreprise, et est à destination de dirigeants d’entreprises.


L’inclusion permet donc d’externaliser la compétence?

 

S.S. : Oui, des entreprises font de l’accompagnement en interne mais cela demande du temps. Chez Lemon Aide, nous avons un chargé d’insertion professionnelle dont c’est le métier d’accompagner les salariés, et cela a un réel effet.

Il faut encourager à acheter inclusif, mais quelles sont vos barrières?

M.F. : Le public donne un cadre et des incitations, mais ceux qui font et ceux qui permettent de faire émerger des projets et des nouvelles idées, c’est le secteur privé, et les structures mixtes de l’IAE. L’important c’est l’entrepreneuriat, parce que c’est en montrant que certains projets vont être viables que va émerger un marché.

 

E.J. : Le rôle des acteurs privés est sociétal. Certaines de nos filiales mettent en place des initiatives locales pour mettre en place des solutions d’économie circulaire ou de solidarité (nous avons par exemple effectué le revêtement de sol dans des hôpitaux pour enfants). Il est nécessaire de réaliser que le secteur privé est inclus et pas exclu de la transition vers l’économie circulaire. Les grands groupes étaient pointés du doigts mais aujourd’hui on a une prise de conscience de ce rôle à jouer, qu’on est une aide à la transition.

Comment convaincre les entreprises fragilisées par la crise de ne pas se replier sur elles-mêmes?

E.J: On ne peut pas faire les choses tout seul, on a toujours besoin de partenaires pour effectuer la transition vers l’économie circulaire. Il faut amener un autre type de parties prenantes pas encore intégrées à l’économie circulaire.

M.F. : Ceux qui se referment sur eux mêmes sont les grands perdants de cette crise. Il y a un réel besoin d’avoir une vision stratégique et de miser sur le bon cheval pour s’en sortir. j’espère que dans 10 ans on regardera en arrière et on se dira que celles qui s’en sont sorti le mieux sont les entreprises qui auront effectué ce virage vers l’économie circulaire inclusive.

 

S.S. : Avant de transformer entièrement son modèle d’entreprise, on peut faire des petits gestes. Par exemple pendant la crise on a des gestes sanitaires qui ont contredit la question environnementale. La question des masques en entreprise : n’achète-t-on que des masques à usage unique qui viennent du bout du monde,alors qu’on a des alternatives de masques lavables? Selon un article, si les Français utilisaient chacun 3 masques par jour, on génèrerait un besoin de plastique jetable de 300 000 tonnes, c’est-à-dire autant que pour les bouteilles plastique.

Quelles sont les limites administratives à la transition? De quoi estimez-vous avoir besoin et de la part de qui?

E.J. : On est dans un législation qui se veut parfois vertueuse et qui n’est pas toujours aidante. Certaines chutes de revêtement de sol sont considérées comme des déchets alors que pour nous c’est encore un produit. les transformations font peur car elles sont engageantes financièrement. On a besoin d’être rassuré. Chez Tarkett on ne demande pas aux initiatives de l’économie circulaire mises en place un retour sur investissement, même s’il faut toujours rendre des comptes à quelqu’un au bout. Cela plaide en faveur des partenariats justement.

M.F. : Les réponses doivent venir du public : aide, subvention sur R&D. c’est notamment ce que nous faisons via notre fonds d’amorçage. Quand on crée une entreprise innovante, il y a toujours une période du désert, durant laquelle on a besoin de fonds propres et d’initiatives. France active investissement veut combler ce vide. Cela nécessite de changer la façon dont on raisonne en tant qu’investisseur. Le rôle qu’on a à jouer est important, on est dans un modèle où on valorise un impact social et environnemental. Le travers c’est de vouloir la rentabilité à tout prix. Il faut penser la finance différemment.

S.S. : Les partenariats ont d’autres intérêts que la finance. Notre entreprise est née d’une Joint Venture Sociale portée en partie par Danone. Pour eux, c’était aussi le moyen de capter le recyclage de bouteilles plastique.

Nous tenons à dire grand merci à Le plus important pour son invitation qui nous a permis de communiquer sur l’économie circulaire et notre modèle. Pour regarder le webinar dans son intégralité, rendez-vous ici

En finale du concours de la Fondation La France s’engage !

Lemon Aide fait partie des finalistes du concours 2020 de la Fondation La France s’engage ! Depuis sa création, cette dernière accompagne des projets d’innovation sociale portés par des acteurs de l’économie sociale et solidaire, sélectionnés sur la base de quatre critères : impact social, innovation sociale, efficacité démontrée et capacité de changement d’échelle.  En proposant un soutien financier conséquent et un accompagnement adapté au changement d’échelle, la Fondation est un véritable levier pour les lauréats du concours.

Très heureux d’être arrivés en finale, nous espérons convaincre le jury de cette ultime étape pour accélérer notre développement et recycler toujours plus de matières en emplois solidaires ! 

Découvrez la vidéo de présentation de Lemon Tri et Lemon Aide réalisée à l’occasion du concours.

Ils nous font confiance